intermodalité

L’intermodalité, à quoi ça rime ? 

Nous le savons, plus de 34,5% des gaz à effet de serre (GES) émis à l’échelle de la province sont imputables au transport routier et 22 % au sous-secteur secteur du transport de personnes par automobiles et camions légers.[1] Si l’urgence climatique est réelle, et que l’environnement figure en tête de liste des préoccupations de la population, le véhicule privé demeure néanmoins le moyen de transport privilégié pour 74% des déplacements domicile-travail des Québécois et 82,5% de tous les déplacements dans la région montréalaise[2]; sa convivialité paraît inégalable.  

 

S’affranchir de notre dépendance à l’auto solo  

Multiple sont les raisons de nous mobiliser individuellement et collectivement pour nous affranchir de notre dépendance à l’automobile.[3]  Ses impacts sur l’environnement ont été maintes fois documentés.[4] Source majeure de pollution atmosphérique et sonore, l’automobilité présente des enjeux pour la qualité de vie et la santé des humains.[5] Ne manquons pas d’en souligner les impacts économiques.[6] Même si les confinements imposés durant la crise sanitaire ont diminué la circulation, il n’en est pas moins que la congestion routière représente, par exemple, des dépenses annuelles de plus de 4 milliards pour la grande région métropolitaine de Montréal en 2018.[7]  

 

L’intermodalité comme solution 

Aucune alternative ne semble à elle seule rivaliser avec la flexibilité que permet l’automobile en solo. Pour encourager la population à une transition vers la mobilité durable, il est nécessaire que soit mis en place un système permettant les échanges diligents et fluides entre les différents modes de transport. Est nommée « intermodalité » le recours à plusieurs modes de transport (la marche, le vélo, le transport collectif et l’autopartage, notamment) au cours d’un même déplacement.  

Vivre en Ville et Accès transports viables identifient, dans leur étude Réunir les modes: l’intermodalité et la multimodalité au service de la mobilité durable, les trois axes stratégiques sur lesquels miser pour le déploiement d’un système intermodal efficient. Le premier consiste en la création de pôles d’échanges, soit des zones où le passage d’un mode de transport à un autre se fait aisément et sécuritairement. Le second consiste en l’information multimodale, soit le regroupement sur une même plateforme des informations concernant les différents modes de transport, à compter les horaires et les itinéraires. Le troisième est la tarification intégrée qui peut notamment prendre la forme de titres combinés, de titres uniques ou encore la facturation intégrée[8]. Les avantages offerts par BIXI lors de l’utilisation de la carte Opus pour la location de vélo[9] est un bon exemple d’offre permettant de favoriser l’utilisation de deux modes de transport complémentaires. 

 

Les modes de transport actifs 

Intégrer un ou plusieurs modes de transport actifs à ses déplacements utilitaires quotidiens présente des avantages non négligeables pour le moral, la santé et la planète. Une étude menée en 2019 par les Centres de gestion des déplacements (CGD) métropolitains révèle que les déplacements domicile-bureau effectués par mode de transport actif, même partiellement, sont bénéfiques pour le bien-être des travailleurs : ils réduisent de 21% le niveau de fatigue, de 22% le niveau de stress et de 23% le niveau d’irritabilité au travail[10] 

Finalement, en plus des avantages sur la santé, il ne faut pas oublier que la voiture est le 2e poste budgétaire des ménages>[11].  Opter pour la multimodalité est donc un moyen de faire des économiques tout en apportant sa contribution contre les changements climatiques.

 

 

[1] https://www.environnement.gouv.qc.ca/changements/ges/2017/inventaire1990-2017.pdf

[2] https://www.flipsnack.com/jalonmagazine/chantier-auto-solo-synth-se-des-connaissances.html

[3] https://jalonmtl.org/wp-content/uploads/2020/04/Rapport_Fondation-David-Suzuki-Final-Part1-Dependance-auto-10.2020.pdf

[4] Idem.

[5] https://jalonmtl.org/wp-content/uploads/2020/04/Rapport_Fondation-David-Suzuki-Final-Part1-Dependance-auto-10.2020.pdf

[6] https://trajectoire.quebec/etude-couttransport

[7] CMM. (2018). Suivi du PMAD : 2012-2018. Montréal, Québec: Communauté Métropolitaine de Montréal. Tiré de

http://cmm.qc.ca/fileadmin/user_upload/periodique/cahiersMetropolitains_no07.pdf

[8] http://collectivitesviables.org/articles/intermodalite.aspx

[9] https://bixi.com/fr/bixi-carte-opus

[10] Centres de gestion des déplacements métropolitains

[11] https://trajectoire.quebec/etude-couttransport



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